Juillet / Julio


Este es el primer texto que escribí cuando llegué a Aurillac en septiembre del año pasado. Un viaje que hasta el final pareció un sueño y donde no había nada preparado. ¿Acaso hay otra manera de viajar?
Voici le premier texte que j’ai écris à mon arrivé à Aurillac en septembre de l’an dernier. Un voyage qui me parait de début à la fin comme un rêve où rien n’était préparé. Mais finalement, est-ce qu’il y a une autre manière de voyager ?

Critique / Reseña

Michel Boyer

Curzio Malaparte

"Le Compagnon de voyage"

Edition Quai Voltaire, 2009


Inédit en France jusqu'à ces derniers mois, "Le Compagnon de voyage" de Curzio Malaparte est de ces courts récits à lire d'une seule traite. Paru en Italie il y a deux ans à l'occasion du cinquantième anniversaire de la mort de l'auteur, ce livre est en quelque sorte l'allégorie du parcours politique sinueux de Malaparte, passé du fascisme à l'extrême gauche.
Calusa, un soldat originaire du nord de l'Italie, perdu dans la débandade de 1943 en Calabre après la chute de Mussolini, a fait le serment de ramener la dépouille mortelle de son lieutenant dans l'aristocratique maison napolitaine de ce dernier.
Nous assistons à la longue remontée de la Péninsule en ruines, marquée par la présence de figures dignes ou méprisables. Un portrait du peuple italien, abruti par la faim et la peur, corrompu par la défaite, capable des pires bassesses, mais aussi plein de générosité et de courage.
Pour ceux que l'Italie inspire, comment ne pas aussi conseiller les fabuleux romans de Dino Buzzati, Léonardo Sciascia, Marcello Fois et autre Mario Rigoni Stern, de magnifiques moments de lecture en perspective.

Je profite de ce coup de coeur pour dire aux lecteurs de ce blog tout le plaisir et la chance que j'ai eu de côtoyer Luis et sa compagne à l'occasion de leur court séjour à Aurillac. Subjugué par la culture et la modestie de Luis, j'ai été impressionné par sa connaissance des auteurs classiques français et par sa curiosité toujours en éveil. Il m'a donné envie de découvrir à mon tour la littérature d'Amérique du Sud et je lui suis reconnaissant de m'avoir ainsi ouvert de nouveaux horizons. Ces deux-là font partie de ces gens qui enrichissent les autres par leur simplicité, leur écoute et leur perpétuelle curiosité. Voici l'une des raisons pour lesquelles j'aurais plaisir à continuer à alimenter ce blog par quelques impressions de lecture.

L’imposteur ivre

Jean-Louis Benavent
Extrait de « la forteresse »

L’imposteur ivre

« Il craignait un remords
affreux et un ridicule
éternel, s’il s’écartait du
modèle idéal qu’il se
proposait de suivre. »
Stendhal

Almaherida souffrait un peu plus chaque jour. Insomniaque, il ne
trouvait le repos qu’après avoir bu deux ou trois bouteilles de vin, qu’il
achetait régulièrement chez un caviste antillais. Celui-ci avait une
véritable passion pour les vins du Pic Saint Loup et l’avait faite partager à
son meilleur client, i.e. Almaherida. L’origine du nom de Almaherida, un
pseudonyme parmi tant d’autres, venait du père de Jean Vigo, Eugène
Bonaventure Vigo, un anarchiste, qui signait ses pamphlets « Miguel de
Almeyrida ». (« Almaherida » veut dire en espagnol : « âme blessée ».)
Almaherida fut fier de noircir ses feuillets du nom inventé : une nouvelle
vie, de nouvelles espérances, une nouvelle mythologie, à construire…
pour ne pas affronter son passé.
Rejeter son passé. Consigne inapplicable, peut-être la raison de ses
troubles du sommeil. Ou bien avait-il été piqué par une mouche tsé-tsé,

Binni Zapoteca– Ser Zapoteca

Arlette Lezama
Al escuchar la melodía de unas de las canciones mas conocidas dentro de la cultura zapoteca, la cual se llama “Naila”, me recuerdo que tan importante es la mujer zapoteca dentro de esta sociedad indígena pues el hombre zapoteca no le avergüenza demostrar su necesidad de ella, tal vez esto se demuestra en todos las culturas, pero nadie lo demuestra tan efusiva, apasionada y vívidamente como las canciones istmeñas, ya que son el mas puro culto a la mujer, al orgullo, bravura y belleza de estas mujeres indígenas que hasta hoy bailan con sus naguas plagadas de hermosas flores estos sones en honor a ellas.
Imagen, Diego Rivera " Fiesta tehuana"